Lors d’un meeting tenu lundi 11 juillet 2025, le secrétaire général et président ad intérim de l’UDPS, Augustin Kabuya Tshilumba, est revenu sur les tensions internes qui secouent le parti présidentiel. Il a pointé du doigt la récente démarche du député national Eteni Longondo, estimant qu’elle relevait d’une stratégie visant à accentuer les divisions.
Selon Kabuya, la visite de l’ancien ministre de la Santé n’était pas anodine. « Eteni Longondo était porteur d’un message favorable à Déo Bizibu qui vise le fauteuil de Kabuya », a-t-il déclaré devant ses partisans. Cette initiative, selon lui, traduisait une volonté d’instaurer un rapport de force en interne.
Kabuya a révélé qu’une proposition avait été faite pour réunir son camp et celui de Déo Bizibu « dans une salle afin de discuter et de sceller la paix ». Mais il affirme avoir décliné l’offre. « Cette proposition provenait d’un contestataire de mon leadership et cela revenait à légitimer leurs actions », a-t-il expliqué.
Pour le président ad intérim de l’UDPS, derrière cette manœuvre se cacherait une menace plus large. « Cette démarche vise à affaiblir le Président de la République », a-t-il soutenu, sans préciser davantage. L’affaire prend donc une dimension politique nationale, au-delà des querelles internes.
Le leader intérimaire du parti présidentiel a également commenté un tweet attribué à Déo Bizibu, dans lequel ce dernier affirmait avoir reçu des plaintes de combattants et de cadres de l’UDPS dénonçant la faible représentativité du parti dans le nouveau gouvernement. Une affirmation que Kabuya balaie d’un revers de main.
« L’UDPS n’a perdu aucun quota au sein de l’exécutif », a rassuré Kabuya, appelant ses militants à rester soudés face à ce qu’il qualifie de « tentatives de déstabilisation » orchestrées de l’intérieur.
CB
