Le gouvernement congolais a tenu à clarifier, samedi 16 août, le cadre légal entourant l’ouverture de représentations consulaires sur son territoire. Cette réaction fait suite à l’annonce de la présidence kényane qui a rendu publique une série de nominations diplomatiques, incluant un consul général à Goma.
Pour Kinshasa, une telle démarche ne peut être valable qu’après un processus précis : l’obtention d’un agrément et la délivrance d’un exequatur par le ministère des Affaires étrangères. Cette exigence, rappelle le gouvernement, est non seulement une pratique diplomatique courante, mais aussi une obligation du droit international visant à préserver la souveraineté des États.
La mise au point congolaise intervient dans un climat tendu à l’Est du pays. Goma, où Nairobi projette d’installer son représentant consulaire, reste au cœur d’un conflit marqué par l’activisme du M23, groupe rebelle appuyé par le Rwanda. Dans ce contexte, toute annonce unilatérale est perçue par Kinshasa comme un risque d’interprétation pouvant fragiliser la cohérence régionale.
Si la RDC réaffirme sa volonté de coopérer avec ses partenaires, y compris au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est, elle insiste néanmoins sur la nécessité d’une concertation préalable. L’exécutif congolais appelle à un dialogue franc et à la prudence afin d’éviter des tensions diplomatiques qui viendraient s’ajouter à une situation sécuritaire déjà préoccupante.
CB
