L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a tiré la sonnette d’alarme, ce lundi 1er septembre 2025, face aux menaces de mort visant les avocats de la République impliqués dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire. Selon l’organisation, les juristes Richard Bondo, Jean Marie Kabengela et Samuel Dimuene seraient la cible d’intimidations via des appels anonymes et des messages diffusés sur les réseaux sociaux. L’ASADHO condamne ces agissements, les qualifiant « d’absurdes et inacceptables », et rappelle que ces professionnels n’ont fait que « exercer leur mission de défense des intérêts de l’État ».
Le procès, qui a débuté le 25 juillet 2025, examine des accusations graves contre Joseph Kabila, incluant crimes de guerre, trahison, apologie des crimes, viol et participation à un mouvement insurrectionnel. L’ancien chef de l’État, absent à l’audience, a vu le ministère public requérir la peine de mort à son encontre. Alors que l’affaire suscite de vives discussions dans l’opinion publique, l’ASADHO insiste sur le fait que « les divergences d’idées ne doivent en aucun cas se traduire par des menaces de mort contre les avocats ni leurs familles ».
Face à cette situation, l’organisation recommande au Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur de « renforcer la sécurité des avocats concernés et de leurs proches ». Elle demande également au ministre de la Justice « d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs de ces menaces », tout en exhortant les barreaux de Kinshasa-Gombe et Kinshasa-Matete à garantir « aux praticiens du droit les conditions nécessaires pour exercer leur métier en toute sérénité ».
CB
