Nommés en mars 2025 par ordonnance présidentielle, les 2 500 nouveaux magistrats attendent toujours de percevoir leurs premiers salaires. Cinq mois après leur prise de fonction, aucun paiement n’a été effectué, plongeant ces acteurs clés de la justice dans une situation financière précaire.
Selon plusieurs sources judiciaires, cette situation fragilise non seulement la vie quotidienne des concernés, mais interroge également sur la capacité de l’État à honorer ses engagements envers ses propres fonctionnaires. « Depuis mars 2025, aucun d’entre nous n’a perçu ses salaires », déplore un magistrat, qui dit craindre que ce silence prolongé ne mine la confiance dans l’institution judiciaire.
Face à ce blocage, le collectif des magistrats monte au créneau. Dans un appel solennel, il invite les autorités à agir rapidement pour mettre fin à cette impasse. « Nous demandons l’intervention urgente des instances compétentes pour régulariser la situation », insistent-ils, estimant que l’État a l’obligation de protéger la dignité de ses agents.
Dans ce climat d’incertitude, les magistrats redoutent que le retard prolongé ne compromette la sérénité nécessaire à l’exercice de leurs fonctions. « Une réponse rapide est indispensable pour garantir la stabilité et la sérénité de notre mission », souligne un autre membre du collectif. Reste à savoir si le gouvernement donnera suite à cet appel dans les prochains jours.
CB
