Après plus de cinq années de silence, le Comité interministériel de pilotage de la décentralisation a repris ses travaux sous la houlette de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. En présidant cette réunion stratégique, la cheffe du gouvernement a voulu donner un nouveau souffle à un chantier institutionnel crucial pour l’équilibre et le développement harmonieux de la République démocratique du Congo.
Les échanges ont permis d’identifier les principaux blocages qui entravent l’application effective de la décentralisation : transfert de compétences inachevé, faiblesse de la fonction publique provinciale, difficultés dans la gestion des finances locales et manque de clarté autour du rôle de la Caisse nationale de péréquation. La question sensible de la rétrocession des 40 % a également occupé une place importante, avec la nécessité d’adapter le mécanisme aux réalités économiques actuelles.
Judith Suminwa a insisté sur l’urgence de clarifier les responsabilités et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources, rappelant que la décentralisation n’est pas une option mais un impératif constitutionnel. Elle a exhorté les ministres sectoriels à lever rapidement les obstacles administratifs et financiers, tout en engageant une collaboration étroite avec les provinces et la société civile. Une prochaine réunion est d’ores et déjà prévue en novembre pour arrêter des mesures concrètes.
En réactivant ce comité, le gouvernement Suminwa veut repositionner la décentralisation comme levier de gouvernance locale et outil de cohésion nationale. L’objectif affiché : rapprocher l’action publique des citoyens et permettre aux provinces de jouer pleinement leur rôle dans la construction d’une RDC plus équilibrée et inclusive, au cœur du continent africain.
CB
