Le gouvernement congolais vient de durcir sa position face au mouvement rebelle M23/AFC. Depuis Genève, où il prend part à la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, lundi 8 septembre,le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé que tous les actes judiciaires et juridiques posés par ce groupe armé soutenu par le Rwanda sont désormais « nuls et de nul effet ».
Selon le garde des Sceaux, cette mesure vise à couper court aux manœuvres du M23/AFC qui chercherait à légitimer son contrôle dans certaines zones du Nord-Kivu. « Le gouvernement a décidé de prendre une ordonnance déclarant nuls et de nul effet tous les actes judiciaires et juridiques posés par le groupe armé M23/AFC dont l’objectif manifeste est de s’accorder une amnistie pour des crimes graves », a martelé Guillaume Ngefa.
Le membre de l’executif Suminwa a insisté sur la détermination de Kinshasa à défendre les droits des victimes, tout en réaffirmant que la justice restera un pilier incontournable du processus de paix en cours. « Notre engagement pour la justice et la solidarité en faveur des victimes reste un pilier, y compris dans le processus en cours pour la paix », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les autorités congolaises assurent maintenir une vigilance accrue dans les territoires encore sous l’emprise du M23/AFC. Guillaume Ngefa a précisé que le suivi des crimes commis dans ces zones se poursuit, rappelant que le mouvement rebelle est présenté par Kinshasa comme un supplétif de l’armée rwandaise.
CB
