À l’occasion de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, une exposition sur les atrocités commises en République démocratique du Congo a pris fin mercredi 10 septembre 2025 à Genève. Pendant trois jours, témoignages, photos et œuvres ont mis en lumière les souffrances subies par des millions de Congolais au cours des dernières décennies.
Clôturant l’événement, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a insisté sur la nécessité de ne pas oublier les victimes. « Trente années de souffrance, de massacres, de déplacements forcés, de vies brisées, mais aussi trente années de courage et de résilience », a-t-il rappelé, soulignant que ces drames « ne sont pas du passé, mais demeurent la réalité quotidienne de milliers de Congolais ».
Au-delà de la commémoration, le gouvernement congolais entend transformer ce devoir de mémoire en plaidoyer international. Pour M. Ngefa, l’objectif était « d’ouvrir les yeux, toucher les cœurs et réveiller les consciences », afin d’obtenir la reconnaissance des crimes commis et de promouvoir la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle.
CB
