Face à la lenteur observée dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement, la Première ministre Judith Suminwa entend désormais rompre avec la gestion routinière de l’exécutif. Lors du Conseil des ministres du 3 octobre, la Cheffe du Gouvernement a exigé de ses ministres un changement radical d’approche : il ne s’agit plus de promettre, mais de livrer des résultats concrets répondant aux aspirations des Congolais.
S’inscrivant dans la vision du président Félix Tshisekedi, Judith Suminwa a rappelé que chaque membre du gouvernement sera désormais jugé à l’aune de son efficacité. La Première ministre veut instaurer une véritable culture du résultat, où la responsabilité individuelle devient la norme et non l’exception. Cette orientation marque une étape décisive dans la volonté de moderniser la gouvernance publique et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.
Dans cet esprit, le programme « Compact de Résilience » a été présenté comme un levier central de la relance socio-économique. Ce mécanisme vise à renforcer la cohérence et l’impact des politiques publiques dans des secteurs clés tels que le développement social, la stabilité économique et la création d’emplois. Pour Judith Suminwa, les réformes ne doivent plus rester théoriques : elles doivent se traduire par des changements visibles dans la vie quotidienne des Congolais.
Soucieuse d’assurer un suivi rigoureux, la Première ministre a annoncé l’instauration d’un système d’évaluation trimestrielle du rendement ministériel. Chaque portefeuille sera soumis à une analyse objective de ses performances, afin d’encourager la transparence et la redevabilité. Par cette démarche, Judith Suminwa ambitionne de bâtir un gouvernement d’action, capable d’incarner le renouveau administratif et d’impulser un développement durable fondé sur la responsabilité et l’efficacité.
CB
