La tension politique qui a secoué récemment l’Assemblée provinciale du Kongo-Central continue de susciter des réactions. Face aux scènes de violences et de destruction observées dans l’hémicycle, la société civile de cette province a décidé de saisir la justice. Une plainte pour destruction volontaire et méchante a été officiellement déposée auprès du procureur général près la Cour d’appel du Kongo-Central, afin que les auteurs présumés de ces actes répondent de leurs comportements jugés indignes d’un élu du peuple.
L’initiative émane de Dieu Lelo Makindila, président de l’Assemblée provinciale citoyenne, une plateforme regroupant plusieurs structures de la société civile locale. Selon lui, il est impensable que de tels agissements se déroulent « dans un lieu où siègent des honorables députés ». Il affirme qu’un support électronique contenant des images identifiant certains élus provinciaux a été joint au dossier. « Nous venons officiellement de déposer une plainte auprès du procureur général près la Cour d’appel du Kongo-Central, pour que le parquet général puisse mener des enquêtes et établir les responsabilités dans le chef de quelques députés provinciaux qui se sont distingués par des actes de barbarie, en détruisant les meubles que nous, contribuables congolais et du Kongo-Central, avons achetés indirectement », a-t-il déclaré.
Le président de cette structure citoyenne prévient par ailleurs qu’en cas d’inaction du parquet général de Matadi, la société civile ne restera pas les bras croisés. « Nous disons que ces actes ne peuvent pas rester impunis », a insisté Dieu Lelo Makindila, avant de souligner leur détermination à porter l’affaire jusqu’à la Cour constitutionnelle pour « dire le droit » si la justice provinciale venait à ne pas agir.
CB
