En marge de son séjour en Serbie, le président Félix Tshisekedi a profité de sa rencontre vendredi 28 novembre,avec la diaspora congolaise pour réaffirmer la doctrine sécuritaire qui guide désormais la politique extérieure de la RDC. À l’approche de son déplacement à Washington, où il doit formaliser l’accord négocié sous la médiation américaine avec le Rwanda, le chef de l’État a insisté sur la clarté de la position congolaise : aucun arrangement militaire hybride ne sera accepté. Il a balayé les spéculations autour d’un compromis opérationnel, rappelant que la souveraineté du pays reste la boussole de toute discussion.
L’intégration régionale, longtemps considérée comme une priorité de Kinshasa, s’est également invitée dans son allocution. Tshisekedi a admis que cette ambition n’a jamais disparu, mais qu’elle a été profondément ébranlée par la rupture de confiance de 2022, qu’il attribue à certains voisins. Pour lui, la coopération régionale ne peut être relancée qu’à travers un respect strict des engagements et une volonté réelle de tourner la page des crises répétées. La RDC, a-t-il souligné, demeure ouverte au dialogue, mais pas au détriment de sa sécurité.
Le président a en outre réitéré les conditions préalables à toute normalisation des relations avec Kigali : retrait total des troupes rwandaises du territoire congolais, respect des frontières et engagement authentique en faveur de la paix. Sans ces prérequis, a-t-il averti, aucun partenariat économique ou politique ne pourra prospérer. Pour Tshisekedi, la stabilité régionale est la pierre angulaire de tout développement commun et Kinshasa refuse désormais de bâtir l’avenir sur des promesses fragiles.
CB
