Le mouvement « Sauvons la RDC », proche de l’ancien Joseph Kabila, s’est insurgé contre ce qu’il considère comme une contradiction majeure dans la gouvernance actuelle : un pouvoir engagé sur la scène internationale pour consolider la paix, mais accusé d’alimenter, en interne, des pratiques qui fragiliseraient les institutions démocratiques et la cohésion nationale. Dans une déclaration publiée vendredi 5 décembre, le regroupement politique met en avant ce qu’il qualifie de « paradoxe » de l’administration Tshisekedi.
Selon cette plateforme, les engagements extérieurs—particulièrement l’accord conclu entre la RDC et le Rwanda aux États-Unis—ne sauraient produire des résultats concrets tant que les « causes profondes » de l’instabilité nationale restent ignorées. Elle évoque notamment des tensions persistantes, des restrictions sur l’espace politique et un climat de méfiance qu’elle attribue au pouvoir en place. À ses yeux, ces éléments minent les bases d’une paix durable et nourrissent la frustration populaire.
La déclaration revient également sur la question de la légitimité politique du chef de l’État, rappelant les contestations qui avaient entouré les élections de 2023. Pour ce mouvement, ces doutes auraient contribué à « aggraver » les crises politiques, sécuritaires et sociales traversées par le pays. Il estime que l’orientation actuelle du pouvoir ne permet ni de restaurer la confiance publique ni de renforcer les équilibres institutionnels.
Tout en revendiquant son positionnement « aux côtés du peuple », « Sauvons la RDC » appelle les Congolais à maintenir une « vigilance accrue » et à poursuivre la mobilisation citoyenne. Le mouvement dit aspirer à un Congo « uni, souverain et juste », fondé sur un véritable État de droit et débarrassé de toute forme de dérive autoritaire.
CB
