Le Guichet unique de délivrance des permis de construire (GUPEC) de la Tshopo est au centre d’une affaire qui suscite de nombreuses interrogations. Une enquête menée par Le Baromètre révèle qu’un même numéro de référence de permis de construire, 005/MME/07 mai 2026, aurait été attribué à deux autorisations distinctes concernant deux parcelles différentes.
Selon les informations recueillies, les deux permis visent des terrains situés sur des emprises de l’État. Le premier concerne une parcelle située au quartier Ketele, le long du boulevard Mobutu, tandis que le second porte sur un terrain localisé au quartier Plateau Médical, sur l’axe menant vers la Sorgerie.
Les investigations en cours indiquent que ces deux sites feraient partie du domaine public de l’État. Si ces informations sont confirmées par les services compétents, la validité des permis de construire délivrés pourrait être remise en question. Plus préoccupant encore, l’utilisation d’un même numéro de référence pour deux actes administratifs distincts soulève des interrogations sur la fiabilité du système de délivrance des permis et sur le respect des procédures administratives.
Au-delà de la problématique de l’occupation présumée des emprises publiques, cette situation met en lumière la nécessité d’une plus grande transparence dans la gestion des autorisations de construire. Pour plusieurs observateurs, les autorités compétentes devront apporter des explications claires afin de dissiper les doutes et de préserver la crédibilité du GUPEC.
Cette affaire intervient dans un contexte où la protection du patrimoine foncier de l’État constitue un enjeu majeur de gouvernance dans la province de la Tshopo. Une clarification rapide des services techniques et fonciers est attendue afin de déterminer les circonstances exactes ayant conduit à cette situation et, le cas échéant, d’établir les responsabilités.
Conformément aux principes de l’éthique et de la déontologie journalistiques, Le Baromètre poursuit ses investigations et réaffirme son attachement au respect du principe du contradictoire. Un droit de réponse sera accordé au GUPEC ainsi qu’à toutes les personnes et institutions concernées, afin de leur permettre de présenter leur version des faits avant toute conclusion définitive.
Espedi Saile
