Kinshasa met en avant un nouveau rapport pour étayer ses accusations concernant la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Rendu public le samedi 21 février dans la capitale, le document dresse un bilan humain particulièrement lourd dans les zones de Goma, Bukavu et leurs environs, passées sous contrôle de l’AFC/M23.
Les autorités congolaises y recensent 17 015 atteintes à la vie et à l’intégrité physique, dont 15 769 décès, 829 enlèvements et 417 cas de torture ou traitements inhumains.
Ce travail de compilation est le résultat d’un atelier d’évaluation coordonné par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya.
Pendant une dizaine de jours, des experts ont analysé et recoupé des informations relatives aux violences subies par des civils, notamment des femmes, ainsi qu’aux destructions d’infrastructures sociales. Le rapport souligne également l’ampleur des déplacements forcés, estimés à environ 7,4 millions de personnes, conséquence directe de l’insécurité persistante.
Présidée par la Première ministre Judith Suminwa, la cérémonie de restitution a marqué une étape clé dans la stratégie du gouvernement. L’exécutif entend utiliser ces données pour appuyer son action diplomatique et plaider en faveur d’une reconnaissance internationale des exactions dénoncées. Au-delà des chiffres, Kinshasa insiste sur l’urgence d’une réponse globale face à une crise humanitaire et sécuritaire qui continue de fragiliser l’Est de la République démocratique du Congo.
CB
