Kisangani, 11 juillet 2026 Des accusations de présumée surfacturation et de pratiques jugées irrégulières sont portées contre le Guichet Unique de Permis de Construire (GUPEC) à Kisangani.
Selon les auteurs de cette dénonciation, pour une construction d’une superficie de 100 m², les frais exigés atteindraient 560 dollars américains, répartis notamment entre les droits calculés sur la surface bâtie, les frais techniques, la pancarte et d’autres prélèvements. Ils estiment que plusieurs de ces montants ne reposeraient sur aucune base réglementaire clairement établie et demandent au GUPEC de produire les textes officiels justifiant cette tarification.
Les dénonciateurs évoquent également deux pratiques qu’ils qualifient d’irrégulières : une prétendue surfacturation du coût du permis de construire et la perception de frais présentés comme relevant de la DGRNFT, qu’ils considèrent comme non conformes à la réglementation en vigueur.
Face à ces allégations, les journalistes d’investigation à l’origine de la démarche indiquent avoir officiellement saisi le ministre national compétent. Ils sollicitent notamment la suspension du responsable du GUPEC TSHOPO, l’ouverture d’un audit judiciaire sur la gestion des recettes de cette structure ainsi que des mesures visant, le cas échéant, au remboursement des sommes qui auraient été indûment perçues.
Espedi Saile
