Au lendemain de la journée « ville morte » organisée par une frange de l’opposition congolaise, la plateforme C64 annonce une nouvelle offensive politique et judiciaire. Elle prévoit de déposer, le 9 juin prochain, une plainte pour haute trahison contre le président de la République, , ainsi que plusieurs de ses proches collaborateurs.
L’opposition les accuse d’avoir posé des actes qu’elle considère comme contraires aux intérêts supérieurs de la Nation.
Cette initiative est cependant rejetée par Peter Kazadi. Réagissant à cette annonce, le député national et ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur estime que cette démarche relève davantage d’une stratégie politique que d’une véritable action judiciaire fondée sur des éléments tangibles.
« Je considère cette annonce comme une opération de visibilité pour montrer qu’il y a une opposition qui existe. Mais il n’y a pas de base solide pour étayer l’existence de cette plainte du moment où le Président Tshisekedi n’a nullement violé la Constitution », a déclaré Peter Kazadi.
Pour ce cadre de l’UDPS, les accusations de haute trahison ne reposent sur aucun fondement juridique sérieux. Il soutient que le chef de l’État agit dans le strict respect de la Constitution et des institutions de la République. Selon lui, cette plainte s’inscrit davantage dans une logique de communication politique visant à maintenir la pression sur le pouvoir en place et à mobiliser les partisans de l’opposition.
L’annonce de cette plainte intervient dans un contexte politique marqué par de vives tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition, sur fond de débats autour de la gouvernance du pays et de la gestion des questions sécuritaires et institutionnelles.
JS
