Rubrique :

Justice : une enquête explosive vise l’ancien patron de l’IGF Jules Alingete !

Un nouveau rebondissement secoue la scène politico-judiciaire congolaise. Selon le média Finances.cd, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a ordonné des restrictions de déplacement contre l’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, son épouse et plusieurs responsables du groupe Rawji, dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des faits présumés de corruption, de faux en écriture et de blanchiment de capitaux.

Un séisme judiciaire pourrait ébranler les sphères politique et économique congolaises. D’après une correspondance datée du 20 juin 2026, révélée par Finances.cd, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a demandé à la Direction générale des migrations (DGM) d’interdire toute sortie de Kinshasa ou du territoire national à plusieurs personnes visées par une information judiciaire.

Parmi elles figurent Jules Alingete Key, ancien inspecteur général des finances, son épouse Nanu Mukawa, directrice générale du cabinet fiduciaire DACO Sarl, ainsi que plusieurs responsables du groupe Rawji, notamment Mazhar, Uzair, Mustapha et Zain Rawji. S’ajoutent Antoine Kiala Ndombele, directeur de la trésorerie de Rawbank, et Jok Oga Ukelo, directeur des Corporate Affairs de Rawbank.

Selon le document cité, cette mesure conservatoire s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de corruption, de faux en écriture et de blanchiment de capitaux. L’objectif est d’empêcher les personnes concernées de se soustraire aux investigations en cours.
Cette évolution judiciaire intervient après plusieurs enquêtes publiées par le consortium composé de Finance-cd.com et Chronik’Eco, relayées par d’autres médias.

Ces publications mettaient en cause les relations présumées entre Jules Alingete, le cabinet DACO Sarl dirigé par son épouse et le groupe Rawji, évoquant notamment des situations de conflit d’intérêts et de possibles irrégularités fiscales.

Les auteurs de ces enquêtes affirmaient notamment que plusieurs sociétés du groupe Rawji auraient sous-déclaré leurs chiffres d’affaires, entraînant une importante perte de recettes fiscales pour l’État. Ils évoquaient également des versements en espèces qui auraient bénéficié à Jules Alingete ou à son entourage. Ces allégations, qui n’ont pas été établies judiciairement à ce stade, avaient été rejetées par l’ancien chef de l’Inspection générale des finances, qui dénonçait une campagne de déstabilisation.

Les enquêtes revenaient également sur plusieurs dossiers emblématiques, notamment celui des lampadaires solaires de Kinshasa, les relations entre Proton et Solektra, ainsi que la gestion des fonds liés à la renégociation du contrat Sicomines.
Selon Finances.cd, ces éléments auraient conduit le Président de la République à faire examiner le dossier par un cabinet d’expertise étranger, tandis que certaines informations auraient également retenu l’attention d’autorités américaines dans le cadre de la lutte internationale contre la corruption.

L’ouverture officielle d’une information judiciaire marque désormais une nouvelle étape. Reste à déterminer si les investigations permettront d’établir les responsabilités des personnes citées ou d’écarter définitivement les accusations portées contre elles.

Pour de nombreux observateurs, cette affaire constitue un test majeur pour la justice congolaise. L’enquête dirigée par le procureur général Firmin Mvonde devra se dérouler dans le respect du contradictoire et de la présomption d’innocence, afin que les responsabilités éventuelles soient établies sur la base des preuves et conformément à la loi.

Antoine Botshili

dans la même rubrique

Traque des « faux Forces du Progrès » : voici pourquoi Augustin Kabuya déterminé à...

L’UDPS/Tshisekedi passe à l’offensive judiciaire contre ceux qu’elle considère comme des usurpateurs de l’identité de la Force du Progrès....

UDPS : Augustin Kabuya saisit le Procureur général contre les auteurs de violences se réclamant...

L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) passe à l'offensive judiciaire pour préserver son image et réaffirmer...

« Maîtrisez-les n’est pas torturez-les » : La Cour militaire siégeant à Ndolo acquitte Philémon...

L’épilogue judiciaire de l’affaire dite des « Enfants Mushobekwa » est tombé ce jeudi 4 juin 2026 à 13h20,...

Kisangani : la famille du Professeur-Magistrat Jean-Claude Pandatimu s’exprime publiquement après sa libération

Le Professeur-Magistrat Jean-Claude Pandatimu big wa Ganga a pris la parole devant la presse de la Tshopo et sa...

Deux ans réquis contre Philemon Mambabwa, trois ans contre les policiers : un réquisitoire qui...

Devant la Cour militaire siégeant à Ndolo, le Ministère public a requis, ce 7 mai 2026, deux ans de...

« Je suis innocent » : Philemon Mambabwa et les policiers face à l’accusation, le droit face...

"Acquittez-moi, je suis innocent." Ces mots de Philémon Mambabwa, prononcés en toute fin d'audience, résument la position d'un homme...

Procès des enfants chillers : Marie-Ange Mushobekwa politise l’affaire ets’agite sur les réseaux sociaux

À 48 heures d’une audience cruciale devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, l’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa multiplie les publications...

Procès “des Enfants chillers” : la demande excessive de 3,4 millions de dollars de Marie-Ange...

La plaidoirie de la partie civile dans le procès dit “des Enfants chillers” a marqué l’audience de ce jeudi...