Dans une tribune au ton ferme, Jean-Paul Bofunda livre sa lecture de la Constitution de la République démocratique du Congo. S’appuyant sur l’article 5, il soutient que la souveraineté appartient exclusivement au peuple et défend l’idée qu’aucune disposition constitutionnelle ne saurait empêcher les citoyens de s’exprimer par référendum. Une prise de position qui s’inscrit au cœur du débat sur un éventuel changement de la Constitution.
L’analyste Jean-Paul Bofunda estime que le débat sur la révision de la Constitution ne peut être dissocié du principe fondamental consacré par l’article 5 de la Constitution de la République démocratique du Congo. Selon lui, ce texte établit clairement que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce directement par référendum ou par des élections, et indirectement par ses représentants.
Pour Jean-Paul Bofunda, ce principe signifie qu’aucun individu, aucune institution ou aucune fraction du peuple ne peut s’arroger le droit de confisquer l’expression de la volonté populaire. Il considère ainsi que l’opposition, en s’opposant par principe à toute perspective de référendum constitutionnel, se place en contradiction avec la souveraineté qu’elle affirme pourtant défendre.
L’auteur soutient également qu’affirmer que certaines dispositions de la Constitution, notamment l’article 220, seraient totalement intangibles reviendrait à limiter le pouvoir du peuple souverain. À ses yeux, si le peuple est la source de toute légitimité, il ne peut être privé de son droit de se prononcer sur l’évolution des institutions de la République.
Dans cette logique, Jean-Paul Bofunda reprend les propos du président de la République selon lesquels « ce ne sont pas deux pelés et trois tondus qui vont interdire au peuple de s’exprimer », estimant que cette déclaration traduit le principe démocratique selon lequel la décision finale revient aux citoyens.
Il invite enfin les opposants à un éventuel changement constitutionnel à défendre leur position dans le cadre démocratique prévu par la Constitution, notamment en menant campagne pour le « non » si un référendum venait à être organisé.
Cette analyse de Jean-Paul Bofunda intervient dans un contexte où le débat sur la Constitution continue d’alimenter les discussions politiques en République démocratique du Congo, avec des interprétations juridiques et politiques qui demeurent profondément divergentes.
Jeff Saile
