Une nouvelle polémique visant le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, vient de s’effondrer. Présenté ces derniers jours comme le principal responsable du blocage des revendications des professeurs d’universités et instituts supérieurs, le patron des Finances publiques a finalement été blanchi par les principaux concernés.
À l’issue d’une séance de travail avec le Réseau des Associations des Professeurs des Universités et Instituts supérieurs du Congo (RAPUICO), les représentants des enseignants ont reconnu avoir été induits en erreur par deux membres du Gouvernement. Ils ont admis que la mise en cause de Doudou Fwamba dans leur précédent communiqué reposait sur un malentendu et lui ont présenté leurs excuses.
Cette mise au point vient contredire les accusations relayées ces derniers jours contre le ministre des Finances, régulièrement désigné comme responsable des retards dans l’exécution des engagements sociaux du Gouvernement. Pour plusieurs observateurs, le ministère des Finances devient de plus en plus la cible privilégiée de campagnes de désinformation et d’attaques à caractère politique, alors que la mise en œuvre de nombreuses décisions relève d’un processus impliquant plusieurs ministères et institutions.
Les explications fournies par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi ont permis de dissiper les incompréhensions et de dégager un compromis. Les professeurs ont notamment obtenu l’annonce d’un paiement complémentaire prévu au cours de ce mois.
À la suite de cette avancée, le RAPUICO a annoncé la suspension du mouvement de grève envisagé ainsi que la reprise des activités académiques sur l’ensemble du territoire.
Au-delà de cette désescalade, les représentants des enseignants ont remis un mémorandum au ministre des Finances afin de réaffirmer leurs revendications, notamment l’application intégrale du barème salarial, l’exécution des Accords de Bibwa, l’octroi de crédits véhicules, le paiement de la prime de recherche et d’autres avantages sociaux.
En réponse, Doudou Fwamba a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à apporter des solutions progressives et réalistes à ces préoccupations. Il a évoqué la poursuite de la revalorisation des rémunérations, le paiement des arriérés, la mise en œuvre du programme de crédits véhicules ainsi que la création d’une commission chargée d’identifier des solutions durables.
Cet épisode renforce l’idée que le ministère des Finances est devenu une cible privilégiée des chantres des antivaleurs et de certains adversaires politiques, qui n’hésitent pas à attribuer au seul argentier national des responsabilités qui relèvent, en réalité, de l’ensemble de l’action gouvernementale.
Jeff Saile
