Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme du secteur minier. Réunis à Kinshasa sous la présidence du directeur de cabinet du ministre des Mines, les représentants de l’État et des entreprises minières ont trouvé un terrain d’entente sur le projet de décret devant rendre effective la participation des Congolais au capital des sociétés minières. Quelques ajustements techniques restent à finaliser avant la signature du texte.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo accélère la mise en œuvre de la réforme visant à renforcer la présence des Congolais dans le capital des sociétés minières. Ce mardi à Kinshasa, le directeur de cabinet du ministre des Mines, le Professeur Michel Kaswa Kayomo, représentant le ministre Louis Watum Kabamba, a présidé une réunion de concertation avec les représentants des entreprises minières afin d’harmoniser les points de vue sur le projet de décret d’application.
La rencontre a réuni le Secrétaire général aux Mines, le conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, la délégation de la Chambre des Mines de la FEC conduite par son président Bin Nassor, ainsi que des représentants d’entreprises minières non affiliées à cette organisation.
Les discussions ont porté sur les modalités pratiques de mise en œuvre des dispositions de l’article 71 bis du Code minier et de l’article 144 du Règlement minier, qui consacrent l’obligation de participation des Congolais au capital des sociétés minières.
À l’issue des échanges, les différentes parties ont convenu de la nécessité de procéder à la signature du décret, sous réserve de quelques ajustements techniques. Une commission ad hoc a été constituée pour finaliser ces derniers détails avant l’adoption définitive du texte.
Cette avancée intervient alors que le moratoire accordé par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le 30 janvier 2026, arrive à échéance le 31 juillet 2026. Ce délai avait été accordé aux entreprises minières afin de leur permettre de se conformer aux exigences du Code minier relatives à la participation des Congolais dans leur capital.
Cette réforme s’inscrit dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec pour objectif de garantir une meilleure implication des Congolais dans l’exploitation des ressources minières du pays et un partage plus équitable des retombées économiques du secteur.
Jeff Saile
