Premier Eurobond de la RDC, relance de Grand Katende et financement d’infrastructures structurantes : sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et avec la conduite financière de Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la RDC entend convertir sa nouvelle capacité d’accès aux marchés internationaux en investissements productifs et en actifs durables.
La République démocratique du Congo franchit en 2026 une étape majeure dans la diversification de ses sources de financement. Avec la mobilisation de 1,25 milliard de dollars à travers son premier Eurobond, le pays accède pour la première fois au marché international des capitaux. Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette opération s’inscrit dans une vision plus large de transformation économique fondée sur le développement des infrastructures. Pour le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, elle constitue à la fois un instrument de financement et un test de crédibilité financière pour la RDC.
L’enjeu dépasse ainsi la seule levée de fonds : il s’agit de transformer une capacité d’emprunt en investissements capables de soutenir durablement l’activité économique et le développement national.
Félix Tshisekedi : inscrire le financement dans la transformation
L’accès aux marchés internationaux intervient dans un contexte où le gouvernement entend accélérer la réalisation d’infrastructures essentielles à la croissance.
Énergie, transport, connectivité et infrastructures aéroportuaires constituent autant de leviers nécessaires au désenclavement des provinces et au renforcement du potentiel productif du pays.
Dans cette perspective, l’Eurobond représente davantage qu’une opération financière. Il doit permettre de mobiliser des ressources destinées à des projets dont les retombées économiques et sociales sont appelées à s’inscrire dans la durée.
Pour le chef de l’État, la pertinence de cette démarche se mesurera donc moins au montant mobilisé qu’à la qualité des investissements réalisés et à leur capacité à produire des résultats concrets pour l’économie nationale.
Doudou Fwamba : renforcer la crédibilité financière de la RDC
La conduite de cette opération place le ministre des Finances, Doudou Fwamba, au cœur d’un enjeu stratégique : inscrire durablement la RDC dans l’écosystème des marchés internationaux.
Le premier dividende attendu est financier et institutionnel. L’opération permet à la RDC de diversifier ses sources de financement, d’établir une référence sur le marché international et de renforcer progressivement sa visibilité auprès des investisseurs.
Cette présence nouvelle implique également des exigences accrues en matière de gestion des finances publiques, de transparence et de respect des engagements financiers.
Le second dividende est lié à l’utilisation des ressources mobilisées : orienter une partie de ces fonds vers des infrastructures structurantes susceptibles de renforcer les capacités productives du pays.
C’est dans ce cadre que Grand Katende prend une dimension particulière.
Grand Katende, un projet stratégique pour le Grand Kasaï
Dans le Kasaï-Central, Grand Katende demeure l’un des projets énergétiques les plus emblématiques du pays.
Lancé en 2011 et marqué par plusieurs années d’interruption, le projet prévoit une centrale hydroélectrique d’une capacité totale de 64 MW. Sa vocation est de renforcer l’approvisionnement énergétique du Grand Kasaï, notamment autour de Kananga et de Mbuji-Mayi, et de soutenir le développement des activités économiques de la région.
Les travaux ont repris en 2025. Il importe donc de préciser que l’Eurobond n’est pas à l’origine de cette reprise. Les ressources issues de l’émission obligataire contribuent en revanche désormais au financement de la poursuite du projet.
Selon les données communiquées en août 2026, 48,035 millions de dollars provenant de l’Eurobond avaient déjà été décaissés au titre du projet intégré de Grand Katende.
Ces ressources concernent notamment la centrale ainsi que les infrastructures nécessaires au transport et à la distribution de l’électricité.
De l’investissement à la transformation économique
La portée de Grand Katende dépasse la seule production d’électricité.
Avec une capacité projetée de 64 MW, l’infrastructure doit contribuer à réduire le déficit énergétique du Grand Kasaï et créer de meilleures conditions pour le développement des activités industrielles, commerciales et entrepreneuriales.
L’accès à une énergie plus disponible et plus fiable peut également soutenir les services publics et améliorer l’environnement économique régional.
C’est cette capacité à produire des effets en chaîne qui confère au financement des infrastructures une dimension stratégique dans la politique économique du gouvernement.
Le véritable enjeu : l’exécution
L’émission de l’Eurobond constitue une étape importante. Sa réussite définitive dépendra toutefois de la capacité de l’État à assurer une exécution rigoureuse des projets financés.
Les ressources mobilisées devront être utilisées conformément aux objectifs annoncés, dans le respect des délais, des coûts et des exigences de transparence.
Cette exigence est d’autant plus importante que les fonds empruntés devront être remboursés. La performance de l’opération se mesurera donc à la capacité des investissements réalisés à générer des bénéfices économiques et sociaux suffisamment importants pour justifier leur coût financier.
Pour Félix Tshisekedi et Doudou Fwamba, le défi est désormais de convertir la confiance acquise auprès des marchés en résultats tangibles sur le terrain.
Des milliards aux mégawatts
Le premier Eurobond de la RDC ouvre une nouvelle phase dans la stratégie de financement du développement national.
À Grand Katende, cette stratégie trouve une illustration concrète : des ressources mobilisées sur les marchés internationaux sont orientées vers une infrastructure énergétique appelée à renforcer les capacités de production du Grand Kasaï.
Le chantier n’est pas encore achevé et les 64 MW restent un objectif à atteindre. Mais la mobilisation de nouvelles ressources financières lui donne une dimension supplémentaire dans la stratégie d’investissement public.
L’enjeu est désormais clair : transformer les ressources financières en infrastructures, les infrastructures en capacités productives et ces capacités en croissance durable.
Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le premier Eurobond constitue ainsi moins un aboutissement qu’un engagement : faire de l’accès aux marchés internationaux un instrument au service de la transformation économique de la RDC.
JS
