Le maire de la ville de Kisangani, Delly Likunde Litawehe, durcit le ton contre l’occupation anarchique des espaces publics. À travers un arrêté urbain signé le 20 juillet 2026, l’autorité urbaine avait déjà prévenu les habitants de Kisangani et ordonné la démolition des constructions anarchiques érigées notamment autour des résidences officielles et le long des grandes artères de la ville.
Cette décision s’inscrit dans la volonté de l’Hôtel de ville de remettre de l’ordre dans l’occupation de l’espace urbain, de sécuriser la circulation des usagers et d’améliorer l’image de la capitale provinciale de la Tshopo.
DELLY LIKUNDE VEUT LIBÉRER LES TROTTOIRS ET SÉCURISER LA CIRCULATION
Dans les motivations de son arrêté, le maire souligne notamment la nécessité d’éviter certains accidents de circulation liés à l’occupation anarchique des trottoirs, qui empêche les piétons de disposer d’espaces appropriés pour circuler en toute sécurité.
L’autorité urbaine évoque également la nécessité de donner une meilleure image aux résidences officielles dont les alentours sont, à certains endroits, occupés par des constructions jugées inadéquates.
L’arrêté s’appuie notamment sur la Constitution de la République démocratique du Congo, les textes relatifs à l’organisation territoriale ainsi que la loi organique du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’État et les provinces.
UNE COMMISSION DE DÉMOLITION MISE SUR PIED
Pour assurer l’exécution de cette décision, le maire Delly Likunde Litawehe a mis sur pied une commission de démolition. Selon l’article premier de l’arrêté, cette commission est chargée de procéder, sans délai, à la démolition des constructions anarchiques concernées par la mesure.
Elle est notamment composée des bourgmestres des communes, des commandants des districts urbains de la Police nationale congolaise (PNC), ainsi que de la brigade d’assainissement de la mairie de Kisangani.
La mobilisation de ces différents services traduit la volonté de l’autorité urbaine de donner un caractère opérationnel à cette mesure et de coordonner les interventions sur le terrain.
LES KIOSQUES EN BRANCHES ET EN COFFRAGE ÉGALEMENT CONCERNÉS
Dans le cadre de l’application de cette mesure, les kiosques et autres constructions de fortune érigés anarchiquement en branches, en coffrage ou avec d’autres matériaux sur les espaces concernés ne sont pas autorisés.
Il convient toutefois de préciser que l’arrêté vise les constructions anarchiques situées dans les lieux concernés, notamment autour des résidences officielles et sur les grandes artères. Ce n’est donc pas uniquement la nature des matériaux utilisés qui détermine le caractère irrégulier d’une construction, mais aussi son implantation et sa conformité aux règles d’occupation de l’espace public.
UNE MESURE QUI S’INSCRIT DANS L’ASSAINISSEMENT DE KISANGANI
Cette décision intervient dans un contexte où les constructions anarchiques et l’occupation des espaces publics constituent un enjeu important pour l’assainissement et la modernisation de Kisangani.
Pour l’autorité urbaine, la libération des trottoirs devrait faciliter la circulation des piétons, réduire les risques d’accidents et contribuer à une meilleure organisation de l’espace urbain.
L’arrêté précise qu’il est entré en vigueur dès la date de sa signature. Sa mise en œuvre relève désormais de la commission instituée à cet effet.
À travers cette mesure, le maire Delly Likunde Litawehe réaffirme sa détermination à lutter contre les constructions anarchiques, à libérer les espaces publics et à restaurer progressivement l’ordre urbain dans la ville de Kisangani.
ESPEDI SAILE
