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À Tianjin, Louis Watum Kabamba porte l’ambition d’une RDC minière qui transforme et crée de la valeur

À la 28ᵉ China Mining Conference and Exhibition, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba défend une nouvelle ambition pour la République démocratique du Congo : sortir progressivement du simple modèle d’extraction et d’exportation des minerais pour accélérer la transformation locale, l’industrialisation, la création d’emplois et la captation de davantage de valeur au profit de l’économie congolaise.

La République démocratique du Congo veut changer d’échelle dans la valorisation de ses ressources minières. À Tianjin, où se tient du 10 au 12 septembre la 28ᵉ édition de la China Mining Conference and Exhibition, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, porte un message qui se veut à la fois économique, industriel et stratégique : les minerais congolais doivent désormais être davantage transformés sur place afin de générer plus de valeur, plus d’emplois et davantage d’opportunités pour les Congolais.

À la tête de la délégation congolaise, Louis Watum Kabamba participe à ce grand rendez-vous international placé sous le thème « Coopération gagnant-gagnant, verte et intelligente », qui rassemble gouvernements, compagnies minières, industriels, investisseurs, institutions financières, chercheurs et experts venus de plusieurs pays.

Pour le ministre congolais, l’enjeu dépasse désormais la seule capacité de la RDC à produire et à exporter ses minerais. Il s’agit de construire progressivement autour de cette richesse géologique une véritable industrie nationale.
Louis Watum Kabamba : « extraire ne suffit plus »

Au cœur du message porté par le ministre à Tianjin figure une conviction : la puissance minière de la RDC ne doit plus être évaluée uniquement à l’aune des volumes extraits, mais à celle de la valeur créée dans le pays.
Lors du Forum RDC–Chine, Louis Watum Kabamba a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la transformation locale des ressources minières, de développer les compétences congolaises, de créer des emplois qualifiés et de favoriser le transfert de technologies.
Cette orientation traduit une volonté de faire évoluer progressivement le modèle économique minier congolais. L’objectif est de passer d’une logique principalement fondée sur l’exportation des matières premières à une chaîne de valeur davantage intégrée, capable de générer des retombées industrielles et économiques sur le territoire national.
« Transformer davantage pour créer plus de valeur » apparaît ainsi comme l’un des fils conducteurs de la démarche défendue par le ministre.

La Chine, un partenaire stratégique pour l’industrialisation

À Tianjin, le choix de la Chine comme partenaire de dialogue revêt une importance particulière.
La RDC dispose d’un potentiel minéral considérable, tandis que la Chine possède une expérience importante dans les domaines de l’industrialisation, de la transformation des minerais, des infrastructures, de la technologie et de la logistique.

Pour Louis Watum Kabamba, cette complémentarité peut permettre de construire des partenariats davantage orientés vers la transformation et l’industrialisation.

L’enjeu est donc de favoriser des investissements qui ne se limitent pas à l’extraction, mais qui puissent également accompagner le développement d’infrastructures, d’unités de transformation, de compétences techniques et de chaînes de valeur industrielles.

Le Forum RDC–Chine, vitrine des opportunités minières congolaises

Cette ambition a également été mise en avant lors du Forum RDC–Chine consacré aux opportunités de coopération et d’investissement dans le secteur minier.

Plusieurs structures relevant du secteur minier congolais, notamment le CAMI, le CEEC, le SGNC, le SAEMAPE, l’IGM, la CTCPM, la GÉCAMINES et le FOMIN, y ont présenté leurs missions, leurs domaines d’intervention ainsi que les opportunités ouvertes aux investisseurs et partenaires.

À travers cette mobilisation, le ministère des Mines entend offrir une lecture plus claire de l’écosystème minier congolais et faciliter la mise en relation entre les acteurs publics, les investisseurs et les opérateurs industriels.

L’objectif est également de faire émerger des partenariats capables de contribuer à une exploitation plus durable et davantage créatrice de valeur.

Le stand de la RDC attire investisseurs et industriels

La présence congolaise se matérialise également par un stand d’exposition inauguré par Louis Watum Kabamba.
Cette vitrine permet à la RDC de présenter son potentiel géologique, mais également de mettre en avant les possibilités concrètes d’investissement dans le secteur minier.

Les discussions engagées à Tianjin portent notamment sur la transformation locale des minerais, les infrastructures, le développement des chaînes de valeur et les perspectives de coopération industrielle.

Pour Kinshasa, il ne s’agit donc plus seulement de convaincre les investisseurs de la richesse du sous-sol congolais. Il s’agit de les convaincre de participer à la construction d’un écosystème industriel capable de transformer cette richesse en emplois, en compétences, en entreprises et en valeur ajoutée locale.

De Tianjin, Louis Watum Kabamba fixe le cap

À travers sa participation à la China Mining Conference and Exhibition, Louis Watum Kabamba entend ainsi donner une traduction concrète à une orientation stratégique : faire du secteur minier un véritable levier d’industrialisation de la RDC.

Le message porté à Tianjin est clair : le pays ne veut plus seulement être reconnu comme une grande réserve mondiale de minerais stratégiques. Il veut également devenir un espace où ces ressources sont davantage transformées, où les compétences se développent et où une part plus importante de la valeur générée reste dans l’économie nationale.

Sous l’impulsion du ministre des Mines, la RDC cherche ainsi à attirer des investissements capables d’accompagner cette mutation et de bâtir des chaînes de valeur plus intégrées.

À Tianjin, Louis Watum Kabamba défend donc une vision du secteur minier qui dépasse l’extraction : une industrie minière congolaise tournée vers la transformation, l’emploi, le transfert de technologies et la création de valeur.

Une ambition qui s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de faire des ressources naturelles de la RDC un moteur durable de développement économique et social.

Jeff Saile

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