Le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, reste inflexible sur la question du changement de la Constitution. Lors d’une causerie morale organisée dimanche à Kinshasa, il a assuré qu’aucune pression, y compris le récent rapport de l’ONG Human Rights Watch, ne le fera renoncer à cette démarche.
S’en prenant frontalement aux conclusions de l’organisation internationale, Augustin Kabuya a qualifié le document de « rapport bidon », dénonçant une méthode qu’il estime contraire aux règles d’une enquête impartiale.
« Après avoir publié leur rapport, ils m’ont appelé pour m’écouter. Ce n’est pas comme cela que les choses se passent. Ils devaient m’entendre avant de publier. Leur rapport est bidon et leur démarche vise à faire peur », a-t-il déclaré.
Le député national a ensuite réaffirmé, sans ambiguïté, sa détermination à poursuivre son combat en faveur du changement de la Constitution.
« Je dois vous avouer que sur cette question du changement de la Constitution, je ne reculerai jamais. Je le dis également en tant que député national et je continuerai à m’exprimer sur cette question. Quand on fait de la politique, on assume ses positions », a insisté Augustin Kabuya.
Le secrétaire général de l’UDPS est également revenu sur les accusations visant la Force du Progrès, régulièrement présentée par certains comme une milice. Il a rejeté cette qualification, rappelant qu’il s’agit d’une structure relevant du département de la jeunesse de son parti.
« La Force du Progrès n’est pas une milice. C’est une structure relevant du département de la jeunesse de l’UDPS », a-t-il précisé.
Évoquant la plainte déposée le 22 juin 2026, Augustin Kabuya a rappelé que l’UDPS avait saisi l’Office du procureur général près la Cour de cassation contre ceux qu’il qualifie de « faux Force du Progrès ». Selon lui, cette initiative a été publiquement soutenue par les véritables responsables de cette structure à travers une déclaration officielle lue par leur président.
Enfin, le secrétaire général de l’UDPS a reproché à Human Rights Watch d’avoir, selon lui, passé sous silence certains faits dans son travail de monitoring. Il a notamment évoqué une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montrant un jeune homme muni d’une machette lors du sit-in de l’opposition, qui s’était ensuite transformé en marche.
« Cette ONG internationale n’a pas vu ce jeune homme avec une machette dans une vidéo devenue virale sur la toile », a conclu Augustin Kabuya.
Jeff Saile
